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GLOSSAIRE DE LA
TERMINOLOGIE TOPONYMIQUE
Version française de : Glossary
of Toponymic Terminology du Professeur Naftali KADMON
Groupe de travail sur la
terminologie toponymique
Groupe dexperts des
Nations Unies pour les noms géographiques
Traduction et adaptation
réalisées par
la Commission de toponymie
de lInstitut Géographique National de France
et par la Commission de
toponymie du Québec
Paris et Québec
Décembre 1997
Cet ouvrage a été produit par :
Commission de toponymie
Édifice Marie-Guyart
Aile René-Lévesque
1060, rue Louis-Alexandre-Taschereau, 4e étage
Québec (Québec) G1R 5V8et :
Commission de toponymie
Institut Géographique National
2, avenue Pasteur
94160 Saint-Mandé
France
Toute reproduction ou utilisation
du contenu
de cette publication est autorisée à condition
de mentionner la source.

INTRODUCTION
Cest avec un grand plaisir
que nous présentons le Glossaire de la terminologie toponymique qui, nous
lespérons, apportera une contribution concrète à lavancement des
connaissances dans le domaine de la normalisation des noms géographiques conformément au
vu exprimé en ce sens par les Conférences des Nations Unies sur la normalisation
des noms géographiques.
Le Département des services de
conférence des Nations Unies a publié, en 1984, le Glossaire de la terminologie
employée dans la normalisation des noms géographiques qui comprenait 175 termes et
expressions reliés au domaine des noms géographiques. Lévolution rapide
quont connue les champs de recherche dans ce domaine a vite fait de rendre caduc le
contenu du Glossaire. Aussi, lors de sa 14e réunion tenue à Genève, en 1989, le
Groupe dexperts des Nations Unies pour les noms géographiques a réanimé son
Groupe de travail sur la terminologie et en a confié la direction au Professeur
Naftali KADMON, de lHebrew University of Jerusalem.
Le groupe sest alors fixé
comme mandat de procéder à une nouvelle édition revue et augmentée du Glossaire et
dy inclure des termes et des expressions utilisés dans des domaines connexes comme
la cartographie numérique et le traitement informatisé des données, toujours, bien
sûr, dans un contexte de normalisation des noms géographiques.
Plus précisément, cest
lors de la 6e conférence tenue à New York, en 1992, quune résolution fut adoptée
à leffet de procéder à la traduction dans chacune des cinq autres langues
officielles des Nations Unies de la version originale anglaise du Glossary of
Toponymic Terminology dont la rédaction était à ce moment-là presque complétée.
Le contenu final de cette version fut approuvé en 1994 par le Groupe de travail sur
la terminologie du Groupe dexperts des Nations Unies pour les noms géographiques
(GENUNG).
Le Glossaire de la
terminologie toponymique contient donc les données de la version approuvée
en 1994 auxquelles sont venus se greffer de nouveaux éléments rajoutés depuis par
le Professeur KADMON. De plus, plusieurs exemples accompagnent les entrées et
facilitent leur compréhension; dans la version française, beaucoup dexemples ont
été remplacés par dautres mieux adaptés au contexte de la toponymie de langue
française. Le texte français des définitions suit généralement de près celui de la
version originale anglaise bien que, dans quelques cas, il ait dû, lui aussi, faire
lobjet dune certaine adaptation au contexte francophone.
La version française qui fait
lobjet de la présente publication résulte de la collaboration étroite et soutenue
qui sest établie et maintenue tout au long du projet entre la Commission de
toponymie de lInstitut Géographique National de France (IGN) et la Commission de
toponymie du Québec (CTQ). Réalisée en dehors de la structure même des Nations Unies,
elle a néanmoins été suivie tout au long de son évolution par le Groupe de travail sur
la terminologie du GENUNG et étudiée plus particulièrement lors de la réunion de
Genève, en 1996.
Nous nous sommes limités à
présenter les entrées du Glossaire dans leur ordre alphabétique français sans les
faire précéder dun numéro comme le fait la version anglaise.
Nous espérons que ce glossaire
sera utile aux nombreuses personnes impliquées dans la recherche et la gestion
toponymiques et que le vocabulaire quelles utiliseront, dans leurs travaux relatifs
à la normalisation des noms géographiques, se conformera le plus possible aux
définitions quil contient. Car il nest que logique que le vocabulaire relatif
à la normalisation des noms géographiques soit lui-même normalisé. Cest
à cette tâche difficile et nécessaire que sest consacré, depuis plusieurs
années, le groupe de travail dirigé par le Professeur KADMON. Nous sommes heureux, par
cette version française, den livrer maintenant le prolongement.
Henri DORION
ex-Président du Groupe
dexperts des Nations Unies pour les noms géographiques
Ont participé à la réalisation
de ce glossaire Madame Sylvie LEJEUNE de lIGN, et Messieurs Henri DORION
et Jean-Yves DUGAS de la CTQ. Monsieur Christian BONNELLY de la CTQ a apporté sa
collaboration dans la phase finale des travaux.
SOURCES
B.T.Q. Banque de terminologie du
Québec (1995).
D.T.I. J. Bénay, Dictionnaire
anglais-français des termes relatifs au traitement de l'information, Paris, 1969.
G.C. Comité français de
cartographie, Glossaire de cartographie, Paris, 1990.
G.N. François Nédélec, Glossaire
de la terminologie employée dans la normalisation des noms géographiques, New York,
ONU, 1987.
L.D.P. Henri Dorion et Jean
Poirier, Lexique des termes utiles à l'étude des noms de lieux, Québec, 1975.
N.U. Nations Unies, Glossaire de
la terminologie employée dans la normalisation des noms géographiques, New York, 1987.
V.L. Gilles Boivin et Diane
Duquet-Picard, Vocabulaire du logiciel, Québec, 1987.
V.M.O. Marie-Éva de Villers, Vocabulaire
du micro-ordinateur, Québec, 1986.
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___________________________________________________________________________________________
Glossaire
| A
| B | C | D | E | F | G | H | I | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | V | Z |
| Accident géographique
[feature, geographical] |
Entité
topographique naturelle ou artificielle située sur la surface de la Terre.
Exemples : Un mont; une vallée; un
champ; un barrage. |
| Accident
géographique sous-marin
[feature, undersea] |
Portion
de la surface terrestre située sous la mer qui présente localement une certaine
particularité. Exemples
: Un abysse; une fosse à saumon; une grotte marine. |
| Accident
hydrographique |
Voir Élément
hydrographique. |
| Accident
topographique [feature,
topographic] |
Portion
de la surface de la Terre, de toute autre planète ou de tout satellite présentant
localement une certaine particularité. Exemples : Un mont; un canyon; un rocher. |
| Accident
topographique extraterrestre
[feature, extraterrestrial] |
Entité
topographique située sur une planète autre que la Terre ou sur un satellite.
Exemples : Un cratère sur la Lune;
un mont sur Mars; un satellite d'Uranus. |
| Acronyme
[acronym] |
Sigle
constitué de la ou des lettres initiales des différents termes d'une expression
technique ou scientifique, se prononçant comme un mot ordinaire.
Exemples : Radar, pixel; Unesco,
Unicef.
Voir Sigle. |
| Activité
toponymique [survey,
toponymic] |
Éventail
complet des modalités de collecte, de traitement, de normalisation, de diffusion et de
conservation des noms de lieux d'un territoire donné. |
| Adresse
[address] |
Endroit,
dans la mémoire vive d'un ordinateur, où un élément d'information spécifique est
emmagasiné. |
| Aire
linguistique [region,
linguistic] |
Domaine
propre à un fait ou à un groupe de faits donnés. En toponymie, l'aire linguistique est
donc l'expression de la répartition géographique des toponymes appartenant à des
langues ou à des dialectes particuliers. Exemples : Les aires wallonne et flamande en Belgique,
l'aire catalane, l'aire basque en France. |
| Allographe
[allograph] |
Chacune
des représentations écrites concrètes d'un graphème, en fonction de l'environnement.
Exemple : L majuscule et I
minuscule sont deux allographes du même graphème.
En toponymie, chacune des formes
que prend un nom de lieu lorsque ces formes diffèrent par l'écriture et non par la
prononciation : Wabush, Ouabouche (Canada). |
| Allomorphe
[allomorph] |
Chacune
des variantes d'un morphème, se produisant en fonction de contextes phonologiques ou
morphologiques. Exemples
: beau ® beaux, ville ® villes, où x et s sont les allomorphes du morphème de pluriel
en français.
En toponymie, se dit de chacune
des deux ou nombreuses formes d'origine commune que peut prendre un nom de lieu.
Exemples : Shippagan,
Shippegan, Shipagan, Shipigan (Canada); Charolais, Charollais (France). |
| Allonyme
[allonym] |
L'un
quelconque des noms propres, d'origines différentes, servant à désigner un même objet
topographique. Exemples
: Monte Cervino (Mont Cervin) et Matterhorn; Mer du Nord et Nordsee. |
| Allonyme
normalisé [allonym,
standardized] |
L'un
quelconque des noms propres normalisés, d'origines différentes, servant à désigner un
même objet topographique. Exemples
: Bâle et Basel; Anvers et Antwerpen. |
| Allophone
[allophone] |
Variante
combinatoire d'un phonème, se produisant dans un contexte phonologique défini où ne
figure jamais aucun des autres allophones du même phonème.
En toponymie, chacune des prononciations
existant pour un même nom de lieu, sans modification d'écriture.
Exemple : Paris (France),
prononcé [paRi] en français, [pærIs] en anglais, [paris] en espagnol. |
| Alphabet
[alphabet] |
Ensemble
de signes graphiques utilisés pour représenter les éléments phonologiques d'une
langue, et énumérés selon un ordre conventionnel propre à cette langue. |
| Alphabet
de conversion [alphabet,
conversion] |
Système
d'écriture alphabétique utilisé pour la transposition d'un nom de lieu, soit d'une
forme orale à une forme écrite (transcription), soit d'une forme écrite à une autre
forme écrite (translittération). |
| Alphabet
de transcription [alphabet,
transcription] |
Alphabet
employé dans un système de transcription. Exemple : Principes de transcription des toponymes
africains (I.G.N. 1980). |
| Alphabet
de translittération [alphabet,
transliteration] |
Alphabet
employé dans un système de translittération, pouvant utiliser des signes diacritiques.
Exemple : Les alphabets utilisés
pour la romanisation d'écritures non latines, par exemple l'arabe classique, comprenant
des symboles tels que (ayn). |
| Alphabet
Phonétique International (A.P.I.) [alphabet, international phonetic (I.P.A.)] |
Ensemble
de symboles, reconnu sur le plan mondial, permettant une transcription rigoureuse des
principales réalisations phonétiques des différentes langues.
Exemples de notations en A.P.I. :/ / pour ch
dans chat, / / pour j dans jour, / / pour u dans nuit. |
| Alphanumérique
[alphanumeric] |
Qui
comporte à la fois des chiffres et des caractères alphabétiques.
Exemple : Clavier alphanumérique.
Au sens large, qui utilise
également des signes de ponctuation et des symboles mathématiques. |
| Annotations |
Voir Écritures
cartographiques. |
| Anthropique,
élément |
Voir Entité
topographique artificielle. |
| Anthroponyme
[anthroponym] |
Nom,
patronyme, prénom ou les deux, d'une personne.
Exemples : Alfred; 'Ali; Dupont; Johnson; George-Étienne
Cartier. |
| Article
[article] |
Morphème
qui explicite le caractère défini ou indéfini d'un autre morphème, généralement un
nom, et qui en précise souvent le genre, le nombre et le cas.
Exemples : la Seine, le Rhône, les Alpes (France); Cri ul Alb (Roumanie), où l'article est l'élément postposé -ul. |
| Articulation
[articulation] |
Ensemble
des mouvements des organes vocaux qui déterminent la forme des différents résonateurs
sur le passage de l'air laryngé, et donc la nature des ondes sonores utilisées pour la
production des sons du langage. |
| Autorité
toponymique [authority,
names] |
a) Personne physique ou personne
morale (bureau, commission) investies, par une autorité légalement constituée comme un
État, un pays, une province, d'un pouvoir général de décision en matière de
toponymie.
Dans certains pays, l'autorité
toponymique est confiée à un ministre.
Exemples : La Commission
de toponymie du Québec (Canada); la Commission nationale de toponymie de France.
b) Administration responsable de
la diffusion de la nomenclature officielle d'un État.
Exemple : Le Comité
permanent canadien des noms géographiques.
|
| Base de données numériques
[data base]
[data base, digital] |
Ensemble
structuré important, parfois exhaustif, de données et de fichiers informatiques reliés
entre eux qui portent sur un sujet particulier et qui sont destinés à une application
précise. |
| Base de
données toponymiques numériques [data base, digital toponymic] |
Base de
données qui comprend tous les toponymes d'un territoire donné, avec ou sans informations
additionnelles, sous une forme exploitable par un ordinateur.
Exemple : Fichier informatique
comprenant toutes les entités hydrographiques d'un pays. |
| Bilinguisme
[bilingualism] |
Pratique
de deux langues, par un individu ou une collectivité. |
| Biscriptural
[biscriptual] |
Écrit
ou imprimé en deux systèmes d'écriture différents.
Voir également Carte multiscripturale; nomenclature
toponymique multiscripturale. |
| Brouillage
graphique [noise, graphic] |
Ce qui
gêne, fait obstacle à ou obscurcit la transmission ou la réception correctes d'un
message écrit. Exemples
: La neige sur un écran de télévision; la surcharge d'une carte par une densité trop
importante d'informations. |
| Caractère
[character] |
Symbole
graphique indépendant et invariable, susceptible d'être isolé. S'emploie surtout pour
les alphabets autres que romain et pour les graphies non alphabétiques.
Exemples : chinois
, zhong; amharique
, ha. |
| Caractère
modifié [character,
modified] |
Expression
regroupant celles de caractère simplifié et de variante d'un caractère. |
| Caractère
simplifié [character,
simplified] |
Forme
que peut prendre un caractère par simplification de sa graphie originale. On dit aussi
« caractère abrégé ». Exemple : Lodz est la graphie simplifiée de
(Pologne). |
| Caractère
syllabique [syllabic]
[syllabogram] |
Caractère
graphique représentant une syllabe dans une écriture syllabique. |
| Caractère
vocalique [character,
vowel] |
Dans
une écriture alphabétique ou syllabique, un caractère, et non pas un signe diacritique,
représentant une voyelle. Exemples
: amharique
et
esquimau. |
| Carte
multilingue [map,
multilingual] |
Carte
géographique qui comporte, en plus des noms géographiques officiels, des allonymes en
diverses langues, non obligatoirement normalisés, pour une même entité topographique.
Exemples : Anvers (Antwerpen);
Parme (Parma), Pampelune (Pamplona) qui figurent dans l'Atlas universel (Le Monde
et Sélection du Reader's Digest, 1993). |
| Carte
multiscripturale [map,
multiscriptual] |
Carte
géographique qui comporte des toponymes dans deux ou plusieurs types différents de
caractères ou de systèmes d'écritures. Exemples : Cartes odonymiques du Guide Michelin sur la
Grèce (1989); Carte Michelin de la Grèce (1994) à l'échelle 1:700 000. |
| Carte
thématique [map, thematic] |
Carte
géographique qui, tout en représentant des phénomènes géographiques localisables de
différente nature, est consacrée à un sujet en particulier.
Exemple : Carte du réseau
hydrographique du Québec (Canada).
Terme complémentaire : Carte
topographique. |
| Carte
topographique [map,
topographic] |
Carte
représentant essentiellement la surface du sol et les accidents topographiques qui le
composent, qu'il s'agisse d'entités naturelles ou artificielles.
Terme complémentaire : Carte
thématique. |
| Cartographiques,
inscriptions |
Voir Écritures
cartographiques. |
| Champ
de données [data field] |
Emplacement
réservé à l'enregistrement de données de même nature dans une base de données.
Exemple : Le champ réservé aux
coordonnées géographiques dans une base de données toponymiques. |
| Choronyme
[choronym] |
Nom de
lieu qui identifie un espace géographique. Exemples : Noms de rivières, d'abysses, de rues,
d'enseignes, de maisons, de lieux-dits, de régions, de galaxies.
Voir également Toponyme. |
| Classe
d'entités [class, feature] |
Ensemble
d'éléments géographiques qui présentent des traits physiques similaires, pour en
faciliter la classification, la recherche et le repérage.
Exemples : Rivière, ruisseau; fleuve; oued;
torrent,
, classés comme
« cours d'eau ». |
| Classement
alphabétique [alphabetization] |
Action
de classement suivant l'ordre alphabétique; résultat de cette action.
Voir Ordre alphabétique. |
| Codes,
combinaison de |
Voir Représentation
codée. |
| Communauté
linguistique [community,
linguistic]
[community, speech] |
Ensemble
d'individus capables de communiquer entre eux avec une relative facilité au moyen d'une
langue, d'un dialecte ou d'un système d'écriture communs. |
| Consonne
[consonant]
[letter, consonant] |
a) Son du langage comportant une
obstruction, totale ou partielle, en un ou plusieurs points du conduit vocal. Les
consonnes se perçoivent mal toutes seules, sans le soutien d'une voyelle contiguë.
Exemples : /b/, /c/, /d/,
/f/.
b) Lettre représentant ce son.
|
| Conversion
[conversion] |
Transposition
d'un nom de lieu d'une langue vers une autre langue en l'adaptant aux règles
phonologiques, morphologiques ou graphiques de celle-ci.
La conversion s'effectue soit par transcription, soit par
translittération. |
| Coordonnée(s)
géographique(s) [coordinates,
geographical] |
a) Quantité angulaire servant à
définir, sur la surface de la Terre, la position d'un point par rapport au plan de
l'équateur ou par rapport à un plan méridien donné.
b) Valeur d'un point dans ce
quadrillage cartographique.
Exemple : Les coordonnées
géographiques de Québec (Canada) sont 46º 49'N 71º 14'O. |
| Coordonnée(s)
rectangulaire(s) [coordinates,
rectangular] |
a) Distance d'un point d'un plan
à l'un des deux axes rectangulaires choisis comme axes de référence dans ce plan.
b) Valeur d'un point dans ce
quadrillage.
Voir également Projection
M.T.U. |
| Créole
[creole] |
Langue,
essentiellement parlée, originellement de même type que les pidgins, devenue la langue
unique ou la langue principale d'une communauté linguistique.
Exemples : Créoles français
d'Haïti, de la Martinique et de la Guadeloupe; créole anglais de la Jamaïque. |
| Désignation
cartographique [term,
descriptive] |
Terme
spécifique, généralement un nom commun ou un adjectif et non un toponyme, qui figure
sur une carte et qui concourt à l'identification d'un objet géographique par
l'indication du type d'entité désigné. Le terme Annotation est parfois utilisé pour exprimer cette
notion.
Exemples : Cimetière;
piste d'accélération; terrain de camping; château d'eau.
Voir également Écritures
cartographiques. |
| Dialecte
[dialect] |
Forme
d'une langue qui a son système lexical, syntaxique et phonétique propre et qui est
utilisée dans un environnement plus restreint que la langue elle-même.
Exemples : L'orléanais, le
bourbonnais, le champenois sont des dialectes régionaux français d'oïl.
Voir également Diglossie;
langue vernaculaire. |
| Dialogué,
mode |
Voir Mode
interactif. |
| Dictionnaire
[lexicon] |
Recueil
présentant dans l'ordre alphabétique le lexique d'une langue ou d'un domaine d'intérêt
particuliers, en fournissant pour chaque terme un certain nombre d'informations (genre,
catégorie grammaticale, définition, exemples, etc.). |
| Dictionnaire
géographique [dictionary,
geographical] |
Répertoire
de termes ou de noms géographiques, ou les deux, généralement classés selon l'ordre
alphabétique, qui comporte de nombreux renseignements comme des définitions, des
informations de nature démographique, économique, historique, politique, statistique ou
autre, etc., pour chacune des entrées. Exemple : Dictionnaire de la géographie de Pierre
George. |
| Dictionnaire
idéographique; Dictionnaire
logographique
[lexicon, logographic] |
Recueil
ou répertoire des symboles graphiques d'une écriture idéographique; l'équivalent d'un
alphabet pour une écriture alphabétique et d'un syllabaire pour une écriture
syllabique. |
| Différé,
traitement en |
Voir Traitement
par lots. |
| Diglossie
[diglossia] |
Situation
où une communauté linguistique utilise, selon les circonstances, une langue plus
familière et de moindre prestige, ou une autre langue plus recherchée ou plus
littéraire. Exemples
: Le katharevousa et le démotique en Grèce; le Hochdeutsch et le Plattdeutsch en
Allemagne.
En France, toutes les situations
bilingues sont des diglossies : français et dialectes de langue d'oc en pays d'oc, par
exemple. |
| Diglossique
[diglossic] |
Qui
concerne la diglossie. |
| Digramme
[digraph] |
Groupe
de deux lettres employé pour transcrire un phonème unique.
Exemple : Pour le phonème / /,
existent les digrammes sh en anglais, ch en français, sj en
néerlandais. |
| Diphtongue
[diphthong] |
Voyelle
unique résultant de la combinaison -ou encore de la fusion en un seul élément
syllabique- de deux voyelles distinctes et changeant par suite de timbre au cours de son
émission. Les triphtongues connaissent deux changements de timbre.
Exemple : / ai / dans l'anglais
fine et l'allemand mein. |
| Directives
toponymiques [guidelines,
toponymic] |
Ensemble
de règles qui président à la normalisation des noms de lieux d'un pays de même qu'à
leur consignation sur les cartes géographiques ou dans des répertoires de même nature.
Exemples : Règles d'écriture;
ordre alphabétique; caractères typographiques. |
| Domaine |
Voir Champ
de données. |
| Donnée
[data] |
Représentation
d'informations ou de concepts sous une forme conventionnelle en vue de faciliter leur
traitement et leur interprétation par un procédé manuel ou informatique.
Voir également Programme informatique. |
| Données,
dictionnaire de |
Voir Répertoire
de données. |
| Échange de données translinguistiques
[data interchange, translingual] |
Échange
de données, plus particulièrement par informatique, par l'intermédiaire de codes
normalisés ou d'une terminologie indépendants d'une langue spécifique. |
| Écriture
[script] |
Ensemble
de symboles graphiques employés pour représenter les éléments phonologiques ou
morphologiques d'une langue particulière. Les différentes écritures sont regroupées en
systèmes d'écriture. Exemples
: Les écritures arabe, cyrillique, grecque, hébraïque, latine, thaï appartiennent au
système d'écriture alphabétique; les écritures amharique, inuktitut (esquimau) et kana
au système d'écriture syllabique; les écritures han et kanji au système d'écriture
idéographique. |
| Écriture
alphabétique [script,
alphabetic] |
Écriture
appartenant à un système à référence phonétique ou phonologique, dans lequel les
caractères, qu'il s'agisse de lettres uniques, de digrammes ou de trigrammes,
représentent des phonèmes uniques. |
| Écriture
alphabétique défective [script,
defective alphabetic]
Écriture cartographique
multilingue
[map script, multilingual]
Écriture cartographique
multiscripturale
[map script, multiscriptural] |
Écriture
alphabétique dans laquelle les caractères représentent soit exclusivement, soit en
très grande majorité, des sons consonantiques, les voyelles étant généralement
notées par des points ou des traits placés au-dessus, au-dessous ou à l'intérieur des
caractères consonantiques. Exemples
: Les écritures arabe, hébraïque et thaï.
Voir également Point-voyelle;
voyelle.
Toponyme ou toute autre écriture
figurant sur une carte rédigée en plusieurs langues.
Voir Carte multilingue.
Toponyme ou toute autre écriture
figurant en deux ou plusieurs types différents de caractères ou de systèmes
décriture sur un document (multiscriptural). |
| Écritures
cartographiques [lettering,
map]
[map script] |
a)Ensemble des caractères
alphanumériques et des signes de ponctuation utilisés pour la transcription des
toponymes, des légendes et des autres éléments sur un support cartographique.
b) Activité consistant à
consigner des éléments graphiques sur une carte géographique.
c) Ensemble des toponymes, cotes,
abréviations et renseignements cartographiques divers portés sur une carte et
considérés essentiellement du point de vue de leur réalisation et de leur aspect
matériel.
Le terme Annotations est
également relevé pour les écritures non toponymiques.
Voir également Désignation
cartographique. |
| Écriture
d'arrivée [script, target] |
Système
d'écriture utilisé lors de la transcription d'un nom géographique représenté dans un
autre système d'écriture, dite écriture de départ.
Exemple : Écriture latine dans la romanisation du
grec. |
| Écriture
de départ [script, source] |
Système
d'écriture utilisé pour représenter un nom géographique, à partir duquel on effectue
une opération de transcription vers un autre système d'écriture, dite écriture
d'arrivée. |
| Écriture
idéographique; écriture
logographique
[script, logographic] |
Système
d'écriture utilisant des signes ou idéogrammes, susceptibles, du moins à l'origine, de
suggérer des objets. Exemples
: L'écriture chinoise; l'écriture japonaise kanji. |
| Écriture
syllabique [script,
syllabic] |
Écriture
appartenant au système d'écriture syllabique, dans lequel la plupart des caractères
représentent chacun non pas un phonème mais une syllabe.
Exemples : L'amharique, écriture éthiopienne; le
katakana et l'hiragana, écritures japonaises; l'inuktitut, écriture esquimaude. |
| Élémentaire,
donnée |
Voir Élément
d'information. |
| Élément de
données [data element] |
Description d'une
unité minimale d'information faisant partie d'un segment de données.
Exemple : Date d'approbation d'un
nom par une autorité toponymique. |
| Élément
d'information [data item] |
Valeur ou teneur
d'un élément d'information dans un enregistrement informatique donné.
Exemple : 1995-11-01 dans le champ
« date ». |
| Élément
générique |
Voir Générique. |
| Élément
hydrographique [feature,
hydrographic] |
Accident
topographique constitué d'eau ou caractérisé par la présence permanente ou temporaire
d'eau à l'exception d'étendues de terre sèche.
Exemples : Un lac; une rivière; un réservoir souterrain
mais non pas une île. |
| Élément
spécifique |
Voir Spécifique. |
| Endonyme
[endonym] |
Appellation
toponymique exprimée dans la forme orthographique et dans la langue locales de la région
où l'entité dénommée est située, indépendamment du système d'écriture.
Exemples : V r nasi (non pas Bénarès); Aachen (non pas Aix-la-Chapelle); Córdoba
(non pas Cordoue); Hamburg (non pas Hambourg); København (non pas Copenhague). |
| Endonyme
normalisé [endonym,
standardized] |
Endonyme approuvé
par une autorité officielle. Exemples : Des allonymes ou formes parallèles Hull et
Kingston-upon-Hull (Angleterre), le dernier constitue la forme normalisée, tout comme
pour Valleyfield et Salaberry-de-Valleyfield, au Canada. |
| Enregistrement
[record, computer] |
Ensemble
d'informations formant un tout logique, concernant un sujet et pouvant être traitées
informatiquement comme une seule unité. Exemple : Un toponyme et ses caractéristiques
complémentaires comme ses coordonnées géographiques, la date de son officialisation et
son motif d'attribution. |
| Ensembles,
traitement par |
Voir Traitement
par lots. |
| Entité, type d' |
Voir Classe
d'entités. |
| Entité d'eau |
Voir Hydronyme. |
| Entité naturelle |
Voir Entité
topographique naturelle. |
| Entité physique
[feature, physical] |
Toute entité
topographique observable directement. Exemples : Une montagne; une vallée, mais non pas, en guise
d'illustration, une frontière politique non délimitée physiquement. |
| Entités, classe d' |
Voir Classe
d'entités. |
| Entité
topographique artificielle [feature,
man-made] |
Entité
géographique construite ou profondément modifiée par l'être humain.
Exemples : Un canal; une rue; un
lieu habité; un pont.
Terme complémentaire : Entité
topographique naturelle. |
| Entité
topographique naturelle [feature,
natural] |
Entité
topographique n'ayant subi aucune ou très peu d'altération d'origine humaine.
Exemples : Une rivière (non pas un
canal); une forêt (non pas une plantation); un sentier de migration (non pas un chemin).
Terme complémentaire : Détail
topographique artificiel. |
| Éponyme
[eponym] |
En toponymie, nom de
personne dont est tiré, en tout ou en partie, un nom de lieu.
Exemples : Boucher dans
Boucherville; Aimé dans Saint-Aimé (Canada). |
| Épotoponyme
[epotoponym]
Ethnonyme |
Nom de lieu dont est
tiré un nom commun. Exemples
: Nîmes est à l'origine de denim; Paris et Brest de paris-brest; Berlin de
berline; Japon de japonaiserie.
Nom de personne ou de groupe
humain utilisé dans la dénomination des lieux.
Exemples : Qalaa Ben Hamm d (Algérie,
ruines célèbres des Hammadides); Ben Mansour (Algérie, bordj du Djebel Djurdjura). |
| Exonyme
[exonym] |
Nom géographique
utilisé dans une langue pour désigner un lieu situé en dehors du territoire dont cette
langue est la langue officielle. Les modes de formation des exonymes sont multiples, traductions,
adaptations etc., mais la moindre différence avec le nom local, dans la notation de
signes diacritiques par exemple, entraîne de fait la création d'un exonyme.
Exemples : Londres,
Florence sont les exonymes français de London et Firenze; Parigi est l'exonyme italien de
Paris. |
| Expression
toponymique [name,
composite] |
Toponyme comportant
un élément générique et un élément spécifique ou un spécifique composé de
plusieurs mots ou de plusieurs morphèmes. Exemples : Lac Athabasca; Stratford-on-Avon; Drummmondville.
Terme complémentaire : Toponyme
simple. |
| Faux générique
[generic element, false] |
Élément
générique qui n'indique pas le véritable type d'entité représenté par un élément
géographique dénommé. Exemples
: Mont-Royal, Rivière-Pilote et La Baie, au Canada, constituent tous
des lieux habités et non pas respectivement un mont, une rivière ou une baie. |
| Fichier informatique
[file, computer] |
Ensemble structuré
d'informations, désigné par un nom de fichier et susceptible d'être stocké, par
exemple, sur un disque ou une disquette. Voir également Logiciel. |
| Fonte [font] |
Police de
caractères de type, de style et de taille particuliers.
Exemple : CG Times 8 pt (IC) |
| Format
[format, file] |
Structure définie
de données sur un support lors de leur saisie, par exemple, enregistrements et champs,
numériques et alphanumériques, fixes ou variables, etc.
On relève également le terme Format informatique
pour exprimer cette notion. |
| Format
[format]
Forme courte (dun nom)
[short form (of a name)] |
Structure
caractérisant la disposition des données sur un support d'information, indépendamment
de leur représentation codée. Nom (généralement de pays) présenté dans sa forme brève
usuelle. Celle-ci est la plus largement utilisée, aussi bien dans les moyens de
communication quen cartographie.
Exemple : Chine
plutôt que République populaire de Chine.
Expression complémentaire :
Forme longue. |
| Forme graphique
[form, graphic] |
Séquence
ordonnée de symboles graphiques représentant un énoncé particulier dans une langue
donnée. Se distingue des formes phonétique et numérique. |
| Forme longue
(dun nom) [long form
(of a name)] |
Expression utilisée
pour énoncer un nom (généralement de pays) dans sa forme légale complète.
Exemple : La République
populaire de Chine pour la Chine (forme courte). |
| Générique
(Québec, Canada) Terme
générique (France)
[element, generic] |
Partie d'un toponyme
qui identifie de façon générale la nature de l'entité géographique dénommée.
Le générique n'indique pas toujours
rigoureusement le type d'entité dénommée.
Exemples : Lac
Saint-Jean; Sierra Nevada; Thames River.
Voir également Faux
générique.
Terme complémentaire : Spécifique. |
| GENUNG
[UNGEGN] |
Acronyme
de l'appellation « Groupe d'experts des Nations Unies pour la normalisation des noms
géographiques ». |
| Glossaire
[glossary] |
Recueil de termes
particuliers à un domaine d'intérêt bien défini et restreint, et fournissant
généralement des renseignements sur les termes répertoriés.
Exemples : Glossaire de termes
dialectaux (Pégorier, 1997); Glossaire des termes employés dans la normalisation
des noms géographiques. |
| Grammaire
[grammar] |
Étude
systématique des éléments constitutifs d'une langue, et des règles phonétiques,
morphologiques et syntaxiques qui les gouvernent. |
| Graphème
[grapheme] |
Représentation
graphique d'un phonème pour une langue donnée.
Exemple : j est le graphème du phonème anglais /d / et du
phonème français / /. |
| Groupes, traitement
par |
Voir Traitement
par lots. |
| Homme,
détail dû à l' |
Voir Entité
topographique artificielle. |
| Homonyme
[homonym] |
Deux ou plusieurs
noms de lieux identiques attribués à des entités géographiques différentes.
Exemples : Gentilly (commune de
France et secteur de Bécancour, au Québec, Canada); Paris (ville de France; d'Ontario
(Canada); des États-Unis (Texas); de Kiribati, dans l'océan Pacifique). |
| Hydrographique,
accident |
Voir Élément
hydrographique. |
| Hydronyme
[hydronym] |
Nom propre attribué
à un lieu caractérisé par la présence permanente ou temporaire d'eau.
Exemples : Fleuve Saint-Laurent;
Seine; Rio Grande. |
| Idéogramme
[ideogram] |
a) Signe graphique représentatif
d'une idée ou d'un objet, sans rapport avec la prononciation du mot lui-même.
b) Voir Logogramme.
|
| Imprimante
matricielle [dot matrix
printer] |
Imprimante dans
laquelle chacun des caractères est représenté par une configuration de points plutôt
que par des lignes ou des espaces. Voir également Mode trame de points. |
| Index toponymique
[gazetteer, index]
[index, toponymic] |
Liste de toponymes
ordonnés suivant l'ordre alphabétique, accompagnés ou non de l'indication des sources
correspondant à chacun d'eux, de leur localisation ou de renseignements très succincts.
Exemple : Un index toponymique
accompagnant un atlas. |
| Indication de base |
Voir Terme
descriptif. |
| Information |
Voir Donnée. |
| Interactif, mode |
Voir Mode
conversationnel. |
| Interface
[interface] |
Jonction
entre deux matériels ou logiciels leur permettant d'échanger des informations par
l'adoption de règles communes physiques ou logiques. |
| Langue
[language] |
Instrument de
communication orale et écrite propre aux membres d'une même communauté linguistique.
Dans le domaine de la normalisation des
noms de lieux, la typologie la plus largement utilisée est celle qui se réfère au
statut des langues et à leur importance numérique dans un pays donné. |
| Langue
commune; langue standard
[language, standard] |
Forme écrite, forme
parlée ou les deux d'une langue donnée, considérée comme la forme correcte de
référence, et qui, pour des raisons culturelles, sociales ou politiques, prévaut sur
les autres parlers de son domaine d'extension et se superpose à ceux-ci.
Exemples : Français standard,
langue de l'enseignement et de l'Administration; « Received Pronunciation
»,
prononciation standard de l'anglais. |
| Langue courante
[language, colloquial] |
Variété de langue
parlée ou écrite utilisée familièrement dans une région donnée, et qui diffère
notablement de la langue commune ou littéraire.
Voir également Dialecte; diglossie. |
| Langue d'arrivée;
langue cible
[language, target] |
Langue dans laquelle
peut être produit l'équivalent le plus proche d'un nom géographique exprimé dans une
autre langue, dite langue de départ ou langue source.
Exemple : Dans la conversion de l'arabe en
français, la langue d'arrivée est le français. |
| Langue de départ;
langue source
[language, source] |
Langue à partir de
laquelle l'équivalent le plus proche d'un nom géographique peut être produit dans une
autre langue, dite langue d'arrivée ou langue cible.
Exemple : Dans la conversion du russe en français,
le russe est la langue de départ. |
| Langue indigène
[language, indigenous] |
Voir
Langue vernaculaire. |
| Langue
littéraire [language,
literary] |
Forme écrite d'une
langue, répondant à des exigences esthétiques tant au point de vue des idées
exprimées que du mode d'expression. Exemple : Le toscan, devenu langue littéraire par
l'intermédiaire d'une grande uvre, La Divine Comédie de Dante. |
| Langue maternelle
[mother tongue] |
Première
langue apprise au sein de la famille. |
| Langue minoritaire
[language, minority] |
Dans un
pays où plusieurs langues sont parlées, langue différente de la ou des langue(s)
officielle(s) et qui ne rencontre qu'une audience restreinte. |
| Langue
nationale [language,
national] |
Langue dont l'usage
est répandu et courant, dans l'ensemble d'un pays donné ou dans une partie de son
territoire. Elle peut avoir, ou non, le statut de langue officielle.
Exemples : Le basque et le catalan
en Espagne, à la fois langues nationales et officielles; le swahili au Zaïre, langue
nationale uniquement. |
| Langue non
officielle [language,
non-official] |
Langue en usage,
mais qui n'est pas reconnue explicitement comme officielle au sein d'une communauté
politique légalement constituée. Exemples : L'espagnol aux États-Unis; l'anglais en Israël;
le français au Liban. |
| Langue
officielle [language,
official] |
Langue ayant un
statut légal au sein d'une communauté politique légalement constituée, tels un État
ou une partie d'État, et utilisée comme langue de l'Administration. La langue officielle
peut être choisie ou non parmi les langues nationales du pays.
Exemples : Afrikaans et anglais en
Afrique du Sud; espagnol au Chili; anglais et français au Canada. |
| Langue principale
[language, principal] |
Langue dont l'usage
est le plus répandu et le plus courant au sein d'une communauté linguistique où
plusieurs langues sont parlées. Exemples : Anglais au Royaume-Uni; allemand dans le Sud
Tyrol. |
| Langue
véhiculaire [language,
vehicular] |
Langue servant
d'instrument de communication entre les membres de différentes communautés
linguistiques. Dans un sens un peu plus restrictif, on appelle langue véhiculaire toute
langue utilisée dans les relations commerciales ou autres, par des populations dont les
idiomes respectifs ne permettent pas de se comprendre.
Exemples : L'anglais est la langue véhiculaire de
l'aviation civile dans la majeure partie du monde; le français peut être considéré
comme la langue véhiculaire dans la partie de l'Afrique dite francophone. |
| Langue vernaculaire
[indigenous language] |
Langue, ou forme
particulière d'une langue, appartenant originellement et exclusivement à un territoire
donné. Exemple :
Les parlers mélanésiens de Nouvelle-Calédonie. |
| Lettre [letter] |
Chacun
des signes graphiques dont est constitué un alphabet. |
| Lettre
simple [letter, basic] |
Forme de base d'une
lettre, sans les signes diacritiques susceptibles de l'accompagner.
Exemples : l en comparaison de
en polonais et D en
comparaison de Ð en islandais. |
| Lettres
cardinales [letters,
cardinal] |
Lettres constituant
le fonds commun des différents alphabets d'un système d'écriture donné.
Exemples : L'alphabet latin à
l'exception, par exemple, des lettres K, Q, X; les caractères arabes classiques du farsi
(perse).
Expression complémentaire
: Lettres spéciales. |
| Lettres
spéciales [letters,
special] |
Lettres
n'appartenant qu'à une seule langue ou caractéristiques de celle-ci, et absentes de la
plupart des autres alphabets du même système d'écriture.
Exemples : Ø danois, ð islandais, ß allemand.
Expression complémentaire
: Lettres cardinales. |
| Ligature
[ligature] |
Combinaison
graphique de deux lettres, soit accolées, soit reliées entre elles par un trait,
indiquant qu'il s'agit d'un caractère unique.
Exemple : dans le français uf. |
| Lingua franca [lingua franca] |
Voir Pidgin. |
| Linguistique
[linguistics] |
Science
qui a pour objet l'étude du langage et des langues. Elle comprend principalement la
phonétique, la phonologie, la morphologie, la syntaxe et la sémantique. |
| Logiciel
[software] |
Ensemble des
programmes, procédures et données destinés à effectuer un traitement particulier sur
un ordinateur. Terme
complémentaire : Matériel. |
| Logogramme
[logogram] |
Symbole graphique ou
ensemble de symboles graphiques correspondant à une notion (idéogramme) ou à la suite
phonique constituée par un mot (phonogramme).
Exemple : Le kanji japonais
pour yama ou san
(« montagne »);
le chinois
pour zhong («
milieu »). |
| Lots, traitement par |
Voir Traitement
par lots. |
| Marqueur phonique
[marker] |
Symbole
graphique représentant un phonème, un morphème ou tout autre élément d'une langue et
toujours adjoint à une lettre ou à un caractère.
Exemples : Le shaddah arabe (indiquant le
redoublement du caractère); les marqueurs vocaliques de l'amharique. |
| Marqueur
vocalique [marker, vowel] |
Marqueur utilisé
dans les écritures alphabétiques défectives pour représenter une voyelle.
Exemple :
,
, (a, i, u) de l'arabe. |
| Matériel
[hardware] |
Ensemble
d'éléments physiques employés pour le traitement des données (unité centrale de
traitement, U.C.T.) comme le périphérique d'entrée et de sortie (moniteurs, disques,
imprimantes, traceurs, numériseurs, etc.). Terme complémentaire : Logiciel. |
| Matriciel, mode |
Voir Mode trame
de points. |
| Menu informatique [menu, computer] |
Liste
des fonctions disponibles affichées par le programme et dont l'une peut être choisie par
l'utilisateur pour définir la nature et les modalités de l'exploitation qu'il compte
lancer. |
| Microprogramme
[firmware] |
Logiciel
enregistré sous forme de montage ou de connexions figées dans un circuit intégré,
généralement une mémoire morte, non modifiable en cours de traitement. |
| Mode
conversationnel [interactive] |
En informatique,
mode de traitement de données permettant une conversation entre un système informatique
et un utilisateur, avec échange de questions et de réponses, directement à l'écran.
Terme complémentaire : Traitement
en différé. |
| Mode
matriciel |
Voir Mode trame
de points. |
| Mode
trame de points [raster
mode] |
En informatique,
méthode de tracé automatique dans laquelle le tracé est généré par points
élémentaires, généralement ordonnés en colonnes et en rangées.
Terme complémentaire : Mode
vectoriel.
Exemple : Les images par
satellites sont normalement stockées en mode trame de points. |
| Mode
vectoriel [vector mode] |
En informatique,
méthode de tracé automatique dans laquelle le tracé est décomposé en une séquence de
secteurs élémentaires (points, lignes, polygones), dont la succession peut former des
lignes continues pour l'oeil. Terme complémentaire : Mode trame de points. |
| Morphème
[morpheme] |
Le plus petit
élément significatif individualisé dans un énoncé. Le morphème peut être un mot
isolé, ou l'élément qui confère au mot son aspect grammatical (désinences).
Exemple :
« Noms » est
constitué du morphème indépendant « nom » et du morphème lié « s » indiquant le pluriel. |
| Morphologie
[morphology] |
Étude
de la formation des mots et des variations de forme qu'ils subissent dans la phrase. |
| Morphologique
[morphological] |
Qui
relève de la morphologie. |
| Nom autochtone
[indigenous
name] |
Nom géographique,
avec ou sans reconnaissance officielle, attribué dans une langue autochtone.
Exemples : Uashat (montagnais, au
Québec, Canada); Ekuanitshu (montagnais, au Québec, Canada); Chicoutimi, au Québec,
Canada. |
| Nom de
lieu [name, place] |
a) Voir Toponyme.
b) Forme synonyme utilisée par
certains auteurs pour exprimer le nom d'un lieu habité.
|
| Nom
descriptif [name, primary] |
Nom de lieu dont
l'élément spécifique révèle une caractéristique physique d'une entité géographique
dans la langue locale. Exemples
: Rub al-Kh li,
« quartier inhabité », en Arabie Saoudite; Dasht-e Kav r,
« le grand désert », en Iran. |
| Nomenclature
toponymique |
Voir Index
toponymique; répertoire toponymique. |
| Nomenclature
toponymique multilingue |
Voir Répertoire
toponymique multilingue. |
| Nom
extraterrestre [name,
extraterrestrial] |
Toponyme qui
identifie une entité topographique extraterrestre.
Exemples : Golfe des Iris (sur la Lune); Canal
Cerbère (sur Mars); Orion (galaxie). |
| Nom
géographique [name,
geographical] |
Nom propre qui sert
à désigner un objet géographique particulier de la surface terrestre. Synonyme de nom
topographique ou toponyme. Exemples : Québec; Mont Blanc; Ohio. |
| Nom
historique [name,
historical] |
Toponyme relevé
dans un ou plusieurs documents historiques et qui n'est plus usité.
Exemples : Ville-Marie pour
Montréal, au Québec, au Canada; Lutèce ou Lutetia pour Paris, en France; Berlin pour
Kitchener, en Ontario, au Canada. |
| Nom
local [name, local] |
Toponyme utilisé
pour une entité située dans un secteur géographique particulier d'une communauté
linguistique et qui peut être différent de la forme endonymique normalisée.
Exemples : Valleyfield, pour
Salaberry-de-Valleyfield (Québec), au Canada; The Soo pour Sault Ste. Marie (Ontario), au
Canada; Frisco pour San Francisco, aux États-Unis. |
| Nom
lunaire [name, lunar]
Nom maritime
[name, maritime] |
Nom
propre servant à identifier une portion de la surface de la Lune.
Exemples : Golfe des Iris; Mer de
la Tranquillité.
Nom dune entité
hydrographique rattachée à la mer. |
| Nom
minoritaire [name,
minority] |
Nom de lieu dans une
langue minoritaire. Exemples
: Three Rivers au lieu de Trois-Rivières (Québec), au Canada; Uashat au lieu de
Sept-Îles (Québec), au Canada; Donibane Lohitzun au lieu de Saint-Jean-de-Luz, en
France. |
| Nom
officiel [name, official]
[name, standardized] |
Nom de
lieu approuvé par une autorité toponymique officielle et qui ressortit au territoire sur
lequel elle exerce sa juridiction. Exemple : Québec, appellation sanctionnée par la
Commission de toponymie du Québec (Canada). |
| Nom
propre [name]
[name, proper] |
a) Mot ou groupe de mots servant
à désigner un être ou un objet particulier.
b) Nom de lieu, dans le cadre du
présent document.
Exemples : Jean; Canada; Le
Lusitania; Tour Eiffel. |
| Nom
régional [name,
indigenous] |
Toponyme
utilisé dans une langue et une forme propres à une région et sans reconnaissance
officielle. Exemples
: Ekuanitshu est la forme vernaculaire de Mingan (Québec), au Canada. |
| Nom
topographique |
Voir Nom
géographique. |
| Nom
traditionnel [name,
traditional] |
Exonyme
assez largement en usage dans une communauté linguistique spécifique, attesté
généralement dans sa tradition et dans sa littérature.
Exemples : Londres (français) pour London
(anglais); Frankreich (allemand) pour France (français).
Voir Exonyme. |
| Nom
vernaculaire [name,
indigenous] |
Voir Nom
régional. |
| Non
vocalisé [non - vocalized] |
Mot ou
texte écrits ne comportant pas la notation des voyelles.
Voir Vocalisation. |
| Normalisation
[standardization] |
a) Établissement, par une
autorité toponymique reconnue, d'un ensemble de règles et de critères normatifs
applicables au traitement uniformisé des toponymes.
b) Traitement d'un toponyme
suivant un ensemble d'éléments normatifs donnés.
|
| Normalisation
des noms géographiques
[standardization, geographical
names] |
Élimination
ou recommandation d'une ou de plusieurs formes graphiques spécifiques par une autorité
toponymique particulière, accompagnées de leur orthographe normalisée, pour désigner
un objet géographique donné, ainsi que des modalités d'emploi de cette forme ou de ces
formes graphiques. Dans un
sens large, on parle de normalisation toponymique. |
| Normalisation
internationale des noms
géographiques
[standardization, international,
geographical names] |
Activité
qui vise une uniformisation optimale des formes orales ou écrites de la majorité des
noms géographiques terrestres et, dans un sens large, des toponymes extraterrestres par
la concertation sur un plan national et sur un plan international des autorités
toponymiques de l'ensemble des nations, en fixant également les équivalents dans les
diverses langues et systèmes d'écriture concernés. |
| Normalisation
nationale des noms
géographiques
[standardization, national,
geographical names] |
Normalisation
des noms géographiques à l'échelle d'un État, relativement à l'usage des noms de
lieux ressortissant à sa juridiction territoriale. |
| Normalisé,
nom |
Voir Nom
officiel. |
| Normes
toponymiques |
Voir Directives
toponymiques. |
| Odonyme
[odonym] |
Nom
propre qui désigne une voie de communication.
Exemples : Chemin du Roy (route historique); Autoroute
Jean-Lesage; La Transcanadienne (route nationale); Boulevard René-Lévesque, au
Québec (Canada). |
| Onomastique
[onomastics] |
a) Science qui a pour objet
l'étude des noms propres.
b) Activité ou processus
d'attribution de noms propres donnés.
|
| Ordre
alphabétique [sequence,
alphabetic] |
Suite
régulière des symboles graphiques d'un alphabet, telle que l'a fixée l'usage. |
| Oronyme
[oronym] |
Nom
propre attribué à un accident de relief du sol comme une montagne ou une colline.
Exemples : Les Laurentides;
Matterhorn; Sierra Madre; Colline de Sion. |
| Orthographe
[orthography] |
Ensemble
de règles et d'usages qui régissent la manière d'écrire les mots d'une langue donnée. |
| Ouvrage
d'art |
Voir Entité
topographique artificielle. |
| Parole
[speech] |
Manifestation
orale de la langue. |
| Phone
[phone] |
Chacune
des réalisations concrètes d'un phonème, variable suivant les conditions générales
d'émission. |
| Phonème
[phoneme] |
Unité
fondamentale minimale du système d'expression d'une langue parlée constituée par un
son, ou, plus souvent, par une classe de sons apparentés appelés allophones. Dans la
notation phonétique, les phonèmes sont représentés entre barres obliques, alors que
les allophones sont symbolisés par des crochets.
Exemple : Le phonème espagnol /d/ a deux allophones, un
[ð] fricatif et un [d] occlusif. |
| Phonémique
[phonemic] |
Qui a
trait au phonème. |
| Phonétique
[phonetic, phonetical]
[phonetics] |
a) Relatif à la phonétique.
b) Science qui étudie les sons
du langage dans leur réalisation concrète, indépendamment de leur fonction
linguistique.
|
| Phonogramme
[phonogram] |
Signe
graphique représentant un son ou une suite de sons. En particulier, un phonogramme est un
signe qui, capable de fonctionner par ailleurs avec sa pleine valeur d'idéogramme, est
utilisé pour la transcription du consonantisme d'un mot homonyme de celui que désigne
l'idéogramme. Exemple
: En égyptien le mot [mçDr] « entendre », était représenté par les symboles
de [mç] « poussière » et [Dr] « panier ». |
| Phonologie
[phonology] |
Science
qui étudie les sons du langage du point de vue de leur fonction dans le système de
communication linguistique. Exemple
: La différence phonique à l'initiale dans les mots français « pain » et
« bain » est d'ordre phonologique. |
| Phonologique
[phonological] |
Qui a
fonction en phonologie. |
| Pictogramme
[pictogram] |
Dessin
ou symbole graphique reproduisant le contenu d'un message sans se référer à sa forme
linguistique. Exemple
: Dessin schématique normalisé destiné à signifier, dans les lieux publics, certaines
indications simples (escalier mécanique, interdiction de fumer, sortie). |
| Pidgin
[pidgin] |
Langue
auxiliaire de relation, née de la simplification de langues en contact et ne servant
qu'à des besoins limités, notamment commerciaux, sans être une langue maternelle.
On dit qu'un pidgin qui devient la langue
maternelle d'une communauté linguistique s'est créolisé.
À la différence des sabirs, les
pidgins sont des systèmes complets seconds.
Exemples : Le
pidgin-english, ou pidgin, mélange d'anglais et de chinois; le pidgin mélanésien, ou
bichlamar, mélange d'anglais et de mélanésien; la Lingua Franca, à base d'italien
central. |
| Pixel
[pixel] |
Plus
petite surface homogène constitutive d'une image numérisée, définie par les dimensions
de la maille d'échantillonnage et à laquelle peuvent être affectés séparément des
attributs tels que la luminosité, la couleur, le clignotement; unité de stockage en mode
trame de points. |
| Points,
imprimante par |
Voir Imprimante
matricielle. |
| Point-voyelle
[vowel point] |
Nom
donné à la notation particulière des voyelles dans les écritures arabe et hébraïque
Voir Vocalisation. |
| Police
de caractères [typeface] |
Ensemble
de caractères d'imprimerie homogènes constituant un alphabet complet (au minimum lettres
majuscules et minuscules, chiffres, signes diacritiques et de ponctuation), existant
normalement en plusieurs corps. |
| Projection
M.T.U. [UTM grid] |
Système
de projection conforme normalisé représentant la Terre en 72º Nord et 72º Sud au moyen
de 60 projections de Mercator transverse dont les méridiens centraux sont espacés de
6º. Le sigle M.T.U.
(« Mercator transverse universel ») est moins en usage que l'anglais UTM
(« Universal Transverse Mercator »). |
| Programme
informatique [program,
computer] |
Ensemble
ordonné d'instructions écrites sous une forme que l'ordinateur peut comprendre pour
traiter un problème ou pour effectuer une tâche; ces données peuvent être traitées à
l'aide d'un programme. Terme
complémentaire : Donnée. |
| Quadrillage U.T.M. |
Voir Projection
M.T.U. |
| Racine
[root] |
Élément
irréductible d'un toponyme, dont l'existence est attestée ou supposée, obtenu par
élimination de tous les affixes et désinences, et qui constitue un support de
signification. Exemple
: En linguistique sémitique, la racine est une suite de trois consonnes liée à une
notion déterminée et qui, complétée de voyelles, donne la base des mots. Ainsi la
racine arabe ktb exprime la notion d'écrire, kataba signifie « il a écrit
», katib, « écrivain », kitab, « ce qui est écrit ». |
| Radical
[radical, radix] |
a) Forme de base d'un caractère
logographique.
Exemple : L'un des 214
caractères de base chinois qui constituent les indicateurs sémantiques, tel le
caractère pour « arbre », sur la base duquel sont construits les logogrammes
représentant les variétés particulières d'arbres.
b) Voir Racine.
|
| Règles
de classement [sequence
rules] |
Principes
qui déterminent le rang de chacun des mots dans une suite - par exemple de toponymes dans
une nomenclature - en fonction de la succession de leurs lettres, idéogrammes ou
caractères syllabiques. Des problèmes peuvent se présenter, en particulier avec les
lettres traditionnellement omises dans l'alphabet, accompagnées de signes diacritiques ou
de marqueurs telles ä, ö, ü, ß en allemand ou II et ñ en espagnol, de même qu'avec
les mots comportant des traits d'union. |
| Répertoire
de données [data
dictionary] |
Fichier
contenant la description des champs, des fichiers et des relations d'une base de données.
|
| Répertoire
toponymique [gazetteer,
toponymic]
[gazetteer, place names] |
Liste
de toponymes ordonnés suivant l'ordre alphabétique, fournissant pour chacun d'eux
quelques renseignements succincts sur leur localisation, les types d'entités concernés,
etc. En France,
l'expression nomenclature toponymique est davantage usitée.
Exemples : Le Répertoire
toponymique du Québec (Canada); Gazetteer of Ethiopia; Répertoire
géographique du Canada : Nouveau-Brunswick. |
| Répertoire
toponymique multilingue
[gazetteer, multilingual] |
Répertoire
qui, pour un type d'entité topographique particulière, signale les allonymes non
nécessairement normalisés en diverses langues.
Exemples : Athènes (Athína); Naples (Napoli); Moscou
(Moskva); Bangkok (Krung Thep). |
| Répertoire
toponymique multiscriptural
[gazetteer, multiscriptual] |
Répertoire
qui présente des toponymes consignés selon deux ou plusieurs systèmes d'écritures.
Exemple :
, Thessaloníki, en Grèce. |
| Représentation
codée [coded
representation] |
a) Représentation d'une donnée
ou d'une classe d'entités selon un code alphanumérique ou un symbole graphique.
b) Résultat de l'attribution
d'un code ou d'un symbole à chacun des éléments d'un ensemble.
Exemples : 1 à 99
(numéro d'autoroute au Québec, Canada);
100 à 199 (numéro de route principale au Québec, Canada);
(cratère);
(mont).
|
| Retranscription
[retranscription] |
Nouvelle
conversion du résultat d'une transcription pour revenir à la langue de départ. |
| Retranslittération
[retransliteration] |
Nouvelle
conversion du résultat d'une translittération pour revenir à l'écriture de départ.
Voir également Réversibilité. |
| Réversibilité
[reversibility] |
Propriété
d'un système de translittération qui permet, d'une part, la conversion d'un texte
original donné dans un système d'écriture (de départ) vers un autre système
d'écriture (d'arrivée), et, d'autre part, la transformation inverse de ce deuxième
texte en un texte rigoureusement identique au premier. |
| Romanisation
[romanization] |
Translittération
d'un ou de plusieurs toponymes d'un alphabet non latin en un alphabet à caractères
latins. Des systèmes de
romanisation approuvés par le Groupe d'experts des Nations Unies pour les noms
géographiques (G.E.N.U.N.G.) existent pour les écritures suivantes : amharique; chinois;
cyrillique bulgare, macédonien, russe et serbo-croate; devanagari; farsi; grec; hébreu;
khmer; thaï.
Exemple :
Athína. |
| Segment
[segment] |
Résultat
de l'opération consistant à découper une chaîne parlée en unités discrètes de
différents rangs. Exemple
: Les morphèmes, segmentés à leur tour en autres unités discrètes, les phonèmes. |
| Sémantique
[semantics] |
Étude
scientifique du sens des unités linguistiques et de leurs combinaisons. |
| Sigle |
Lettre
initiale, ou groupe de lettres initiales, constituant l'abréviation couramment utilisée
d'une expression particulière. En toponymie, l'usage des sigles est particulièrement
répandu pour les États dont les noms sont composés de trois éléments ou plus.
Exemples : U.S.A., R.F.A.,
ex-U.R.S.S., T.N.-O. (Territoires du Nord-Ouest, Canada). |
| Signe
diacritique [diacritic] |
Signe
graphique secondaire, placé conventionnellement au-dessus, au-dessous ou au travers d'une
lettre ou d'un groupe de lettres ordinaires, et dont la fonction principale est d'en
modifier la valeur phonétique habituelle. Exemple : En français, le
« c » devant « a » transcrit le son /k/, comme dans cadeau, et avec une cédille il transcrit
le son /s/ comme dans çà. |
Spécifique
(Québec)
Élément spécifique (France)
[element, specific] |
Partie
d'un toponyme qui identifie, personnalise de façon particulière l'entité géographique
dénommée.
Il peut comporter un article ou un autre élément linguistique, ou bien les deux.
Exemples : La Baie; Cap de Bonne-Espérance; Rio Negro.
Terme complémentaire : Générique. |
| Syllabaire
[syllabary] |
Système d'écriture syllabique propre à une langue donnée.
Exemple : L'ensemble des
caractères syllabiques du katakana japonais pour transcrire a, ka, sa, ta, na, etc. |
| Syllabation
[syllabification] |
Opération qui consiste à décomposer en syllabes différentes des
séquences phoniques de la chaîne parlée. Exemples : Val-pa-raí-so, Pa-ris. |
| Syllabe
[syllable]
Synonyme
[synonym] |
Unité fondamentale de la chaîne parlée, composée de plusieurs
phonèmes dont un seul peut être vocalique. Exemples : Br,no dans Brno; Hei, del, berg dans Heidelberg.
Se dit de deux ou plusieurs mots
ayant un sens analogue, ou très voisin. |
| Syntaxe
[syntax] |
Partie de la grammaire décrivant les règles par lesquelles les
unités significatives se combinent en phrases. |
| Systématique, valeur |
Voir Valeur implicite. |
| Système d'écriture
[writing system] |
Système conventionnel présidant à l'emploi de symboles
graphiques déterminés, qui eux-mêmes représentent les éléments phonologiques ou
morphologiques d'une langue donnée. |
| Système de gestion de
base de données (S.G.B.D.)
[data base management system] |
Logiciel ayant pour tâche d'assurer la gestion automatique d'une
base de données et de permettre l'accès à ces données pour des utilisateurs autonomes. |
| Système d'informations
géographiques (S.I.G.)
[geographic information system
(GIS)] |
Base de données géographiques et apparentées, en général
relative à un territoire déterminé plus ou moins étendu, laquelle comporte des cartes
géographiques et des noms de lieux. |
| Tableau de conversion |
Expression regroupant celles de tableau de transcription et tableau
de translittération. Voir
également Tableau de romanisation. |
| Tableau
de romanisation; Table de
romanisation
[key, romanization] |
Tableau
donnant les caractères d'une écriture non latine ainsi que les lettres correspondantes
dans un système basé sur l'écriture latine, comprenant les signes diacritiques
nécessaires. Exemples
: La lettre « l » pour l'arabe
, le groupe
« ps » pour le grec
. |
| Tableau
de translittération; Table
de translittération
[key, transliteration] |
Tableau
donnant les correspondances entre les symboles graphiques d'un système d'écriture de
départ et ceux d'un système d'écriture d'arrivée. Également appelé tableau de
conversion. |
| Terme
générique [term, generic] |
Nom
commun qui décrit une entité topographique selon ses caractéristiques et non selon son
nom particulier. Ce nom
peut faire partie d'une dénomination.
Exemples : Montagne; cayo;
rivière; sierra; wai; straumm.
Voir également Élément
générique; faux générique; type d'entité. |
| Terme
générique |
Voir Générique. |
| Terme
spécifique |
Voir Spécifique. |
| Tétragraphe
[tetragraph]
Titre complet
[ full title]
Titre court
[short title] |
Ensemble
de quatre lettres ou carac | |